Dimanche 8 novembre 2009
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Il y a vingt ans...
Il y a vingt ans, j'avais treize ans, j'étais un enfant.
Il y a vingt ans, mon père venait de mourir. Le premier chapitre de ma vie, une enfance heureuse et insouciante, s'était brutalement refermé.
Il y a vingt ans, le mur de Berlin tombait. Des familles divisées se retrouvaient. Des millions d'Allemands, emprisonnés dans leur propre pays, goûtaient à la liberté. L'allégresse déferlait sur
Berlin, et l'émotion étreignait le monde. Rostropovitch jouait devant un mur ouvert. Un peuple en marche avait eu raison d'un régime qui semblait immuable. Le bloc soviétique s'effondrait jour
après jour. La liberté prenait le pas sur l'oppression et le monde attendait des lendemains meilleurs.
Il y a vingt ans, j'étais sûr de vivre un tournant de l'histoire, un moment unique et plein d'espoir que mon père aurait aimé voir.
Il y a vingt ans, je me disais que plus rien ne serait plus comme avant...
C'était il y a vingt ans... C'était au siècle dernier...
Et les années ont passé. La vie a continué avec ses bons et ses mauvais moments. Le monde a continué à tourner dans les crises et les soubressauts. Des désillusions ont succédé aux espoirs et des
espoirs aux désillusions.
Le vingtième siècle est mort et avec lui l'illusion du grand soir. Les grandes idéologies qui l'ont marqué ont toutes échouées, souvent dans le sang et les larmes. Faire mieux au vingt-et-unième
siècle, garder l'ambition de contribuer à un monde meilleur, sans sombrer dans l'individualisme et le scepticisme, voilà un défi passionnant pour les années à venir.
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Vendredi 11 janvier 2008
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11:28
Il y a
bientot un an, en fevrier dernier, un arbre était planté à proximité du foyer laïque de Plouzané en signe de solidarité avec Ingrind Betancourt, Clara Rojas et tous les otages des FARC en
Colombie.
La libération de Clara Rojas et Consuelo Rodriguez est un signe d'espoir. Mais Ingrid Betancourt et des centaines d'autres otages sont toujours retenus par la
guerilla.
Plus que jamais, nous pensons à eux!
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Jeudi 1 novembre 2007
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22:29
En visite à Paris avec le CMJ de Plouzané, c'est poussés par la pluie que nous avons remplacé une promenade dans les rues de la
capitale par une visite du Panthéon.
J'entrais dans ce temple des grands hommes un peu sceptique, content surtout d'y trouver un abri. Et je dois dire que , dans le dépouillement et la sobriété de cet imposant monument, on se laisse
impressionner par la force de l'histoire.
Etonnant pendule de Foucault, qui inlassablement prouve la rotation terrestre. Mais surtout, émouvante crypte. La gallerie de ses illustres occupants ne peut qu'impressionner. Parfois, j'ai
souri des "panthéonisations", caprices de prince qui au gré des circonstances et pour des motifs souvent politiques, souhaitent honorer tel ou tel.
Pourtant, lorsque l'on considère tous ceux qui hantent cette crypte, de Rousseau à Hugo ou Dumas, de Lagrange et Monge aux Curie, de Shoelcher à Monnet , de Condorcet à Braille, de
l'évocation des soldats napoléonien à celle, plus récente, des Justes de France, c'est une certaine idée de la Fance qui repose là.
Tous, ils ont lutté pour la liberté, pour la connaissance et le progrès, pour la dignité de l'homme, pour la paix.
Cette visite n'était pas prévue. Mais je suis heureux de l'avoir faite. Elle permet de remettre en perspective la grande histoire de notre pays. Et c'est finalement, au bout du dédale des salles
qui composent cette crypte, un beau portait de la France dans toutes les dimensions de son génie, dans toutes ses contradictions aussi, qui se dessine.
Et l'on souscrit alors à la devise inscrite au fronton de l'édifice:
"AUX GRANDS HOMMES, LA PATRIE RECONNAISSANTE"
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Dimanche 26 août 2007
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14:45
En quelques semaines, le cardinal Lustiger et Raymond Barre nous ont quitté. Et en ce mois d'août, ce
sont deux grandes voix que la France a perdu.
Le cardinal Lustiger avait profondément marqué l'Église, à Paris, en France, et dans le monde grace à sa proximité avec le pape
Jean-Paul II. Il avait notamment fortement contribué au rapprochement entre juifs et chrétiens. Ce travail de dialogue entre deux communautés trop longtemps étrangères l'une à l'autre est
précieux. Et à travers ce combat et bien d'autres, le cardinal s 'était imposé comme l'une des grandes consciences françaises, capable de porter un message réfléchi et clair sur les sujets
sociétaux, éthiques et moraux.
De Raymond Barre, on retiendra une grande droiture et une rigueur intellectuelle sans faille. Economiste reconnu, grand serviteur de
l'état, il refusait la démagogie et n'hésitait pas à dire des vérités qui fâchent, quitte à perdre une élection! Il portait sur la France, son économie, ses gouvernants, un regard affûté et sans
concession qui tranchait avec les discours tout faits et le politiquement correct.
Ils étaient très différents l'un de l'autre. Pourtant, ils avaient en commun, je crois, une profonde
humanité qui s'appuyait sur des valeurs de fraternité, d'honnêteté et de respect. Ils étaient écoutés et respectés car ils refusaient de se laisser enfermer dans l'émotion de l'immédiateté, ils
voyaient plus loin et donnaient de la hauteur aux débats. Deux grandes voix se sont éteintes.
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Dimanche 26 août 2007
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09:53
Cette année, encore plus souvent que d'habitude, la météo aura été le sujet de conversation
incontournable. Pluie, froid, vent, brouillard... été pourri!
Dans la région, les agriculteurs ont pour beaucoup fait des récoltes lamentables, les productions de céréales n'ont pas été bonnes,
les pommes de terres ravagées par le mildiou, le foin n'a pas pu être ramassé en juin. Et, pour évoquer un sujet qui m'est cher, ce ne sera pas non plus une année à miel: pour la première fois
depuis longtemps, je ne récolterai pas de miel cet été.
Pour les professionnels du tourisme aussi, l'été restera sûrement marqué d'une pierre noire. Campings, restaurateurs, parcs
d'attractions et autres activités en extérieures auront fait cette année les frais d'un été atypique.
Pourtant, nous n'avons eu ni les inondations géantes qui ont frappé l 'Angleterre, ni la canicule de l'Europe centrale, ni les
cyclones des Antilles, ni les incendies de forêts qui ravagent la Grèce, ni les tremblement de terre qui ont secoué le Pérou. Partout des paysages ravagés, des familles qui ont tout perdu, des
dizaines de victimes...
Alors même si nous espérions quelques degrés de plus, un petit rab d'ensoleillement et surtout un été un peu moins humide, nous avons
échappé au pire. Oublions vite ce drôle d'été, le prochain, sûrement, sera meilleur!
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