Quelques petites choses  que je voulais vous dire...

Le Blog d'Yves Du Buit

 
Vendredi 11 janvier 2008
betancourt.jpgIl y a bientot un an, en fevrier dernier, un arbre était planté à proximité du foyer laïque de Plouzané en signe de solidarité avec Ingrind Betancourt, Clara Rojas et tous les otages des FARC en Colombie.

La libération de Clara Rojas et Consuelo Rodriguez est un signe d'espoir. Mais Ingrid Betancourt et des centaines d'autres otages sont toujours retenus par la guerilla.

Plus que jamais, nous pensons à eux!
par Yves Du Buit publié dans : Monde/Société
Jeudi 1 novembre 2007
En visite à Paris avec le CMJ de Plouzané, c'est poussés par la pluie que nous avons remplacé une promenade dans les rues de la capitale par une visite du Panthéon.

J'entrais dans ce temple des grands hommes un peu sceptique, content surtout d'y trouver un abri. Et je dois dire que , dans le dépouillement et la sobriété de cet imposant monument, on se laisse impressionner  par la force de l'histoire.

Etonnant pendule de Foucault, qui inlassablement prouve la rotation terrestre.  Mais surtout, émouvante crypte. La gallerie de ses illustres occupants ne peut qu'impressionner. Parfois, j'ai souri des "panthéonisations", caprices de prince qui au gré des circonstances et pour des motifs souvent politiques, souhaitent honorer tel ou tel.

Pourtant, lorsque l'on considère tous ceux qui hantent cette crypte, de Rousseau à Hugo ou Dumas, de Lagrange  et Monge aux Curie, de Shoelcher à Monnet , de Condorcet à Braille, de l'évocation des soldats napoléonien à celle, plus récente, des Justes de France,  c'est une certaine idée de la Fance qui repose là.

Tous, ils ont lutté pour la liberté, pour la connaissance et le progrès, pour la dignité de l'homme, pour la paix.
 
Cette visite n'était pas prévue. Mais je suis heureux de l'avoir faite. Elle permet de remettre en perspective la grande histoire de notre pays. Et c'est finalement, au bout du dédale des salles qui composent  cette crypte, un beau portait de la France dans toutes les dimensions de son génie, dans toutes ses contradictions aussi, qui se dessine.

Et l'on souscrit alors à la devise inscrite au fronton de l'édifice:

"AUX GRANDS HOMMES, LA PATRIE RECONNAISSANTE"
par Yves Du Buit publié dans : Monde/Société
Dimanche 26 août 2007

En quelques semaines, le cardinal Lustiger et Raymond Barre nous ont quitté. Et en ce mois d'août, ce sont deux grandes voix que la France a perdu.


Le cardinal Lustiger avait profondément marqué l'Église, à Paris, en France, et dans le monde grace à sa proximité avec le pape Jean-Paul II. Il avait notamment fortement contribué au rapprochement entre juifs et chrétiens. Ce travail de dialogue entre deux communautés trop longtemps étrangères l'une à l'autre est précieux. Et à travers ce combat et bien d'autres, le cardinal s 'était imposé comme l'une des grandes consciences françaises, capable de porter un message réfléchi et clair sur les sujets sociétaux, éthiques et moraux.


De Raymond Barre, on retiendra une grande droiture et une rigueur intellectuelle sans faille. Economiste reconnu, grand serviteur de l'état, il refusait la démagogie et n'hésitait pas à dire des vérités qui fâchent, quitte à perdre une élection! Il portait sur la France, son économie, ses gouvernants, un regard affûté et sans concession qui tranchait avec les discours tout faits et le politiquement correct.


Ils étaient très différents l'un de l'autre. Pourtant, ils avaient en commun, je crois, une profonde humanité qui s'appuyait sur des valeurs de fraternité, d'honnêteté et de respect. Ils étaient écoutés et respectés car ils refusaient de se laisser enfermer dans l'émotion de l'immédiateté, ils voyaient plus loin et donnaient de la hauteur aux débats. Deux grandes voix se sont éteintes.

par Yves Du Buit publié dans : Monde/Société
Dimanche 26 août 2007

Cette année, encore plus souvent que d'habitude, la météo aura été le sujet de conversation incontournable. Pluie, froid, vent, brouillard... été pourri!


Dans la région, les agriculteurs ont pour beaucoup fait des récoltes lamentables, les productions de céréales n'ont pas été bonnes, les pommes de terres ravagées par le mildiou, le foin n'a pas pu être ramassé en juin. Et, pour évoquer un sujet qui m'est cher, ce ne sera pas non plus une année à miel: pour la première fois depuis longtemps, je ne récolterai pas de miel cet été.


Pour les professionnels du tourisme aussi, l'été restera sûrement marqué d'une pierre noire. Campings, restaurateurs, parcs d'attractions et autres activités en extérieures auront fait cette année les frais d'un été atypique.


Pourtant, nous n'avons eu ni les inondations géantes qui ont frappé l 'Angleterre, ni la canicule de l'Europe centrale, ni les cyclones des Antilles, ni les incendies de forêts qui ravagent la Grèce, ni les tremblement de terre qui ont secoué le Pérou. Partout des paysages ravagés, des familles qui ont tout perdu, des dizaines de victimes...


Alors même si nous espérions quelques degrés de plus, un petit rab d'ensoleillement et surtout un été un peu moins humide, nous avons échappé au pire. Oublions vite ce drôle d'été, le prochain, sûrement, sera meilleur!

 

 

par Yves Du Buit publié dans : Monde/Société
Jeudi 8 février 2007

Les conclusions du groupe d’experts réunis à Paris la semaine dernière pour étudier le réchauffement climatique sont cette fois, des plus claires : l’activité humaine a un impact fort et durable sur l’évolution du climat. La consommation soutenue d’hydrocarbures depuis le début de la révolution industrielle a eu pour effet de renvoyer dans l’atmosphère des centaines de milliers de tonnes de dioxyde de carbone.

La présence de dioxyde de carbone dans l’atmosphère est normale. Les êtres vivants, quels qu’ils soient, animaux ou végétaux, en respirant en brûlant ou en se décomposant, rejettent du CO2. Ce CO2 est assimilé par les plantes terrestres ou marines (n’oublions surtout pas les algues) pour recréer de la matière organique. C’est le cycle normal du carbone, élément constitutif de tout ce qui vit sur terre.

Le problème dans le cas est présent vient du fait que des quantités très importantes de carbone stockées dans les profondeurs de la terre de manière fossile sous forme de pétrole, de charbon ou de gaz naturel, ont été brûlées et renvoyées dans l’atmosphère perturbant ainsi son fragile équilibre. La végétation ne pouvant absorber l’excédant de CO2 ainsi produit, la proportion de gaz carbonique dans l’atmosphère s’élève progressivement. Or le gaz carbonique produit dans l’atmosphère un effet dit « de serre » c’est à dire que plus il y a de gaz carbonique dans l’atmosphère, plus le rayonnement solaire est gardé captif et contribue ainsi à réchauffer la planète.

La cause du réchauffement est clairement identifiée : c'est la combustion des hydrocarbures, de tous les hydrocarbures, qui provoque l'augmentation du taux de CO2 dans l'atmosphère. Et il faut rappeler que même lorsqu'on l'affuble du qualificatif « propre », le charbon, tout comme le gaz naturel, produit, comme le pétrole, des gaz à effet de serre. Il n'existe pas de gaz naturel propre, et encore moins de charbon propre, comme on peut l'entendre parfois. Et la perspective de l'exploitation d'une nouvelle mine de charbon en Bourgogne est un non-sens absolu.

Il est donc urgent de trouver des moyens pour s'affranchir de ces énergies fossiles, nécessité d'autant plus impérieuse que même pour ceux qui resteraient insensibles au péril écologique, la pénurie annoncé de ces hydrocarbures et l'augmentation des cours qui en découlera rendra le coût de leur utilisation prohibitif dans la plupart des cas.

Si l'on doit à court terme renoncer aux énergies fossiles, il est bien sûr nécessaire de se demander quelle politique énergétique peut être suivie.

Certains prêchent pour les économies d'énergie. Très bien. Je suis tout à fait pour: isolons mieux nos maisons, éteignons les lumières, utilisons des dispositifs économes. Il y a là des gisements d'économies très importants à exploiter. Mais ne nous leurrons pas, si on peut, au mieux stabiliser la demande d'énergie dans les pays développés, ce sera très bien. Quand aux pays émergents et en voie de développement, leur demande énergétique continuera inévitablement et légitimement à augmenter. Les économies d'énergies peuvent apporter un mieux. Mais elles n'apporteront pas une réponse globale au problème.

D'autres mettent en avant les énergies renouvelables. Vive les éoliennes et les panneaux solaires! Oui mais ces moyens de production d'énergie, aujourd'hui, peuvent permettre d'alimenter en énergie des maisons, un village. Mais combien d'éoliennes pour faire rouler un TGV (ou un tram?), pour alimenter des industries très « énergivores », des usines de dessalement d'eau (qui vont devenir de plus en plus nécessaires dans certains pays) ou même un gros hôpital? Alors bien sûr chaque fois qu'un panneau solaire est installé, c'est un peu moins d'énergie à produire et à transporter par ailleurs. Et c'est important car l'énergie dissipée le long des câbles électrique est colossale. Donc, moins on fait voyager l'électricité, mieux c'est. Mais là non plus, à court ou moyen terme au moins, on ne peut répondre au besoin d'énergies par le seul recourt aux énergies renouvelables.

En fait, il faut être clair: nous disposons de deux sources de productions massives d'électricité: les énergies fossiles et l'énergie nucléaire. S'opposer à l'un, c'est implicitement favoriser les autres.

Or le nucléaire, s'il a un certain nombre d'inconvénients, en particulier la nécessité de gérer sur le long terme ses déchets, présente un énorme avantage: il permet de produire de l'électricité en grande quantité sans produire le moindre gaz à effet de serre. Le désigner comme LA menace environnementale est donc un raccourci pour le moins osé.

Alors, peut-on raisonnablement prôner le co-développement et s'opposer à ce que l'Iran, même moyennant un certain nombre de contrôles définis par les traités internationaux, accède au nucléaire civil?

Peut on raisonnablement prôner « l'excellence environnementale » et mettre à l'index l'électricité nucléaire?

Peut on défendre un « ordre juste » et accueillir dans son état-major un ancien responsable d'un mouvement n'hésitant pas à utiliser des méthodes illégales ou violentes pour s'opposer au nucléaire et ainsi, implicitement, soutenir les pétroliers?

L'eau et l'énergie seront deux enjeux majeurs pour la planète pour les décennies à venir. Si nous voulons éviter la catastrophe climatique, le mot d'ordre n'est pas « sortir du nucléaire » mais bien « sortir du pétrole ». On n'a parlé ici que de la question électrique. Il faudrait évoquer aussi les carburants et la pétrochimie. On le voit, le travail est immense. Les enjeux colossaux. Cela vaut sûrement un débat approfondi, et mérite mieux que des déclaration à l'emporte pièce. Nous aurons sûrement l'occasion d'y revenir.

par Yves Du Buit publié dans : Monde/Société
 
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