Autre sujet délicat à l'ordre du jour du conseil de communauté hier: la gestion unifiée du personnel. Derrière ce terme barbare se
cache une réalité inquiétante.
Dès le 1er janvier 2008, tous les personnels de la ville de Brest deviendront des personnels communautaires qui seront ensuite « loués » par BMO à la ville. L'opération est donc, en
principe, financièrement neutre.
Mais elle contribue une fois de plus à brouiller les repères. La communauté urbaine, au fur et à mesure des transferts, a acquis, au détriment des communes, des compétences très importantes, y
compris des compétences de proximité, comme les espaces verts, qui auraient du rester l'apanage des communes.
Puis, un certain nombre de services ont été mutualisés entre la ville de Brest et BMO. On pouvait en espérer des économies d'échelle. Jusqu'à présent, on n'a rien vu de tel. Au contraire, on a rajouté de nouvelles structures hiérarchiques et de contrôle, et, au final, on a beaucoup perdu en transparence, sans faire la moindre économie.
La gestion unifiée du personnel est, pour la commune qui la choisirait, la dernière étape avant la dissolution complète dans BMO. Hier, les élus des majorités municipales de Plougastel, Guipavas, Le Relecq-Kerhuon et Plouzané se sont opposés à cette mesure qui menace l'existence même de nos communes. Les élus de gauche, y compris des communes périphériques, l'ont approuvée.
L'avenir de nos communes sera au coeur de la campagne qui s'engage. En ce qui me concerne, je crois que les communes constituent un échelon de proximité qui doit être protégé, BMO ayant vocation à traiter des dossiers métropolitains. "Chacun son métier..."


