On était alors en pleine guerre froide. La guerre du Vietnam se terminait douloureusement. Mao régnait sur la Chine et Brejnev sur l'URSS. Le Watergate venait de contraindre Nixon à la démission. Quant à George W. Bush il finissait tout juste ses études mouvementées.
C'était il y a 30 ans, et le monde a terriblement changé depuis.
Alors parmi tous les chefs d'états et de gouvernements qui enverront des condoléances officielles suite à cette disparition, bien peu auront eu l'occasion de cotoyer Gerald Ford.
Il en reste pourtant au moins un. Pendant la présidence Ford, en France, le premier ministre s'appelait... Jacques Chirac.
Aujourd'hui, M. de Villepin est chez les juges. Ils essaient de faire la lumière sur la triste affaire Clearstream, qui entre secrets d'états et règlement de compte, ne grandit pas franchement la classe politique.
Oui, mais... Monsieur de Villepin n'est pas n'importe qui. Monsieur de Villepin est Premier Ministre. Et cela mérite quelques égards... Alors Monsieur de Villepin a dit et répété qu'il resterait « toujours joignable ». A cet effet, une ligne de téléphone sécurisée a été installée au pôle financier pour la circonstance, et nul n'est censé l'ignorer! On mesure là la responsabilités de ces juges qui ont failli mettre en péril la sécurité nationale en privant la France de son premier ministre pendant 12 ou 15 heures!
L'été dernier déjà j'avais noté dans un précédent billet que le premier ministre et ses ministres étaient des héros qui ne prenaient presque pas de vacances, pour rester au service du pays tout au long de l'année. Aujourd'hui on découvre que non seulement le premier ministre doit être joignable en permanence, mais qu'à tout instant il doit pouvoir traiter des sujets graves sur une ligne sécurisée.
Or à ce que je sache, le premier ministre sort régulièrement de Matignon, parfois même pour plus de 24h! Mais il sait que les taches courantes peuvent souvent attendre quelques heures, qu'un certain nombre d'autres situations peuvent être gérées par son cabinet ou par ses ministre et qu'en cas de réel impératif, il trouvera toujours des lignes sécurisées dans un certain nombre de lieux (préfectures, gendarmeries je crois).
Or je ne vois pas bien un juge mettre en péril la sécurité du pays, en retenant comme « simple témoin » le premier ministre si une situation requérant absolument et en urgence sa présence était survenue. Le pôle financier, situé boulevard des Italiens se trouve à 3km de Matignon et, en cas d'extrême urgence, à 2km de l'Elysée ou de la place Beauvau!
Non, décidément, il y a quelque chose que je n'ai pas compris...
Une déclaration qui prend son sens dans un enracinement profond
"Je vous ai invités en cet endroit que j’aime, où j’ai des racines, la place républicaine d’une mairie de village, dans les Pyrénées, un endroit à la fois beau et simple, pour vous dire ceci, qui m’engage, et qui va, pour beaucoup d’entre vous, vous engager aussi.
Je suis candidat à la présidence de la République."
Le rôle rassembleur du chef de l'état
L’esprit de rassemblement et de réconciliation, c’est ma conception de la fonction de chef d’État.
C’est le plus urgent besoin de la France."
Des valeurs à faire vivre ensemble
"L’esprit d’entreprendre, le goût de l’ordre, on les classe à droite ; la solidarité, l’égalité des droits, à gauche ; la tolérance, l’équilibre et l’équité, au centre. Nous avons besoin de toutes ces valeurs, en même temps. Et les écologistes ont raison de rappeler que nous sommes embarqués sur une petite planète, comme une Arche de Noé dans l’univers, et que nous sommes comptables de l’air qu’on y respire et des espèces, chacune des espèces, qui y sont embarquées, y compris la nôtre, l’espèce humaine à tête dure.
Ces valeurs, il faut cesser de les regarder comme antagonistes, il faut se rendre compte qu’on a besoin de les faire vivre ensemble."
Un effort immense
Cet effort ne peut être conduit avec succès que par des volontés républicaines qui acceptent de travailler ensemble."
La France de toutes nos forces
"La France n’a pas seulement besoin d’un changement de visages ou de génération. Elle a besoin de changer de logique. Elle a besoin de temps nouveaux.
Nombreux sont ceux qui disent : nous aimons la France de toutes nos forces. Aujourd’hui elle a besoin de toutes nos forces. Je m’engage et nous nous engageons à les réunir pour servir notre peuple et notre pays."
Le texte intégral est disponible sur le site de l'UDF (www.udf.org)


