Tribune parue au nom de la majorité municipale dans le « Plouzané Magazine » de septembre 2005
En effet, les parts régionales, départementales et communautaires de ces taxes accusent des flambées inquiétantes. Les majorité socialistes des conseils généraux et régionaux s'abritent derrière la décentralisation, prétendant que l'Etat transfert aux collectivités locales des compétences, sans leur transférer les moyens correspondants. L'accusation est facile, mais la plupart des compétences transférées ne pèseront sur les budget qu'à partir de 2006, et ne peuvent donc justifier une augmentation des recettes 2005. Et l'Alsace, seule région dà ne pas être dirigée par une majorité socialiste, n'augmente que très modestement sa fiscalité cette année. Pourtant, elle aussi est soumise aux nouvelles règles de la décentralisation...
Ces augmentations, dans les seules collectivités dirigées par la gauche, ne correspondent donc pas à des compétences mal transférées par l'Etat, mais à une augmentation d'un certain nombres de dépenses, correspondant à la mise en oeuvre de programmes très coûteux. Que les majorités départementales et régionales appliquent leurs programmes, quoi de plus normal! Mais il faut qu'elles en assument les conséquences, y compris fiscales.
Et si l'inflation, mesurée par l'INSEE reste à un niveau relativement bas, il y a en effet un certain nombre de postes de dépenses qui, objectivement, pèsent de plus en plus lourdement sur les budget des ménages. La fiscalité locale fait partie de ceux-ci. Si vous trouvez que votre « panier de la ménagère » est de moins en moins rempli, vous pouvez pointer les coûts des logements, de l'essence, mais n'oubliez pas, également, de remercier MM. Le Drian, Maille et Cuillandre qui vous ponctionnent tous les ans davantage!
C'est pour cela que cette année encore, et conformément aux engagement pris lors des élections municipales de 2001, nous n'avons pas augmenté les taux des taxes communales. Plouzané n'est pas une commune riche. Nos ressources fiscales sont très nettement inférieures à celles d'autres communes de même importance. Nous pourrions nous abriter derrière cet argument pour augmenter massivement nos prélèvements: nous ne le ferons pas. A l'heure ou la croissance tarde à redémarrer, il nous semble nécessaire que les collectivités ne viennent pas rogner le pouvoir d'achat des ménages.


