Quelques petites choses  que je voulais vous dire...

Le Blog d'Yves Du Buit

 
Mercredi 25 avril 2007

Nous sommes nombreux, ayant voté pour François Bayrou au premier tour, à nous interroger sur la conduite à tenir au second. En attendant les débats qui pourront peut-être éclairer notre jugement, les propos de François Bayrou aujourd'hui donnent la mesure du dilemme qui nous attend.


Aujourd'hui, et c'est, de ma vie de citoyen la première fois que cela m'arrive, je n'écarte aucune des trois possibilités qui s'offriront à moi dans dix jours. même si l'une d'entre elle semble moins probable que les deux autres...


"Nicolas Sarkozy, par sa proximité avec les milieux d’affaires et les puissances médiatiques, par son goût de l’intimidation et de la menace, va concentrer les pouvoirs comme jamais ils ne l’ont été. Par son tempérament, et les thèmes qu’il a choisis d’attiser, il risque d’aggraver les déchirures du tissu social, notamment en conduisant une politique d’avantage au plus riche.


Ségolène Royal paraît mieux intentionnée en matière de démocratie, encore que le parti socialiste n’ait rien fait quand il était au pouvoir pour corriger ces maux, plus attentive à l’égard du tissu social, mais son programme, multipliant les interventions de l’État, perpétuant l’illusion que c’est à l’État de s’occuper de tout, et qu’il peut s’occuper de tout, créant je ne sais combien de services publics, va exactement à l’encontre, en sens contraire, des orientations nécessaires pour rendre à notre pays et à son économie leur créativité et leur équilibre.


Les deux candidats ont de surcroît promis une augmentation absolument délirante des dépenses publiques, de l’ordre de 60 milliards d’euros chacun, dans un pays endetté comme le nôtre, l’un des deux ajoutant une baisse totalement improbable des prélèvements obligatoires dans une proportion que ni Reagan ni Mme Thatcher n’ont jamais approchée même en rêve.


Notre pays a un problème de démocratie, un problème de fracture sociale, un problème d’économie, un problème de dette. Nicolas Sarkozy va aggraver les problèmes de la démocratie et la fracture du tissu social, Ségolène Royal, par son programme, va aggraver durablement les problèmes de l’économie et l’un comme l’autre vont déséquilibrer le déficit et la dette.


De surcroît, par leur choix de l’affrontement camp contre camp, ils affaiblissent durablement la France.

Dans les deux cas, sauf correction forte que je n’aperçois pas, et dont je tiendrai compte si elles intervenaient, ce qui se prépare, après les belles promesses, c’est une nouvelle déception du pays, une impuissance, une paralysie."  François Bayrou, le 24 avril 2007

Lundi 23 avril 2007

Voilà, les français ont choisi. Massivement. C'est là le premier motif de satisfaction de cette élection. Environ 85% de participation au plan national, presque 90% à Plouzané: jamais depuis très longtemps, on n'avait vu ça! Espérons que cet élan civique se prolonge pour le second tour mais aussi pour les élections législatives qui vont suivre.

Ce vote massif a été marqué par une très forte polarisation autour de trois candidats qui à eux seuls rassemblent plus de 75% des voix, rendant ainsi le paysage politique beaucoup plus clair qu'il ne l'était depuis plusieurs années.

A gauche, le PS retrouve une position hégémonique, en ayant, sous prétexte de vote utile, pulvérisé ses alliés traditionnels. Mais pour ce faire, le PS plutôt que d'entamer une mue vers la social démocratie qui réussit partout ailleurs, n'a pas hésité à faire appel à la phraséologie marxiste et aux réflexes les plus archaïques d'une extrême gauche qui n'a toujours pas compris que le mur de Berlin est tombé...

A droite, Sarkozy impose un grand parti conservateur et libéral, décomplexé, parfois outrancier.

Au centre, et c'est la grande nouveauté du scrutin d'hier, François Bayrou, un peu partout, a fait un excellent score: 18,5% au plan national, presque 24% à Plouzané! Autour de lui émerge un mouvement nouveau, humaniste, social, européen et réformateur. Un mouvement qui offre une alternative au stérile affrontement droite/gauche.

Alors, même si bien sûr nous sommes déçus de ne pas avoir réussi à qualifier François Bayrou pour le second tour, nous ne devons pas oublier que les sondages (qui finalement, pour certains instituts au moins, avaient vu assez juste), donnaient il y a quelques mois encore François Bayrou à 6%. En multipliant par trois ce chiffre, François Bayrou a réussi une formidable campagne qui lui a permis de rencontrer les Français et de proposer un projet qui correspondait largement à leurs attentes. Il a ouvert une perspective qui se poursuivra lors des élections législatives de juin, et bien au delà.

Dans ces nouvelles batailles qui commencent, nous serons encore aux cotés de François Bayrou.

Vendredi 20 avril 2007
Suite à une récente polémique sur la diffusion des résultats avant 20h sur internet, une petite précision s'impose.

le 22 avril et le 6 mai :

- je respecte la loi, qui prévoit qu"aucun résultat d'élection, partiel ou définitif, ne peut être communiqué au public par la voie de la presse ou par tout moyen de communication au public par voie électronique, en métropole, avant la fermeture du dernier bureau de vote sur le territoire métropolitain" ;
- je m'engage donc à ne pas relayer de résultats partiels avant 20h le jour de l'élection ;
- je demande aux commentateurs de mon blog de ne pas diffuser ces informations et effectuerai la modération nécessaire des commentaires, dans la mesure du possible ;
- je n'encouragerai de toute façon en aucun cas la diffusion d'informations susceptibles de perturber le scrutin.


Avec une partie de la communauté des blogueurs, j'appelle chacun à adopter un comportement civique.

22 avril : pas de résultats avant 20h
Recommandé par des Influenceurs




J'invite toutes celles et tous ceux qui souhaitent, en avant première, avoir une idée des résultats, à se rendre dès la clôture du scrutin (c'est à dire à 18h dans la majorité des cas) dans leur bureau de vote pour assister ou participer au dépouillement.

Toutes les bonnes volontés y seront les bienvenues.


Mardi 17 avril 2007

A l'heure de choisir le bulletin que nous glisserons dans l'urne dimanche, plusieurs questions méritent d'être posées.


Voulons nous un(e) président(e) issu(e) des vieux appareils, qui reproduira les schéma qui ont échoué depuis plus de 25 ans?

Non, nous voulons un président qui innove, un président qui renouvelle la vie et les pratiques politiques.


Voulons-nous un(e) président(e) qui nous promet monts et merveilles alors que les caisses sont vides?

Voulons nous une présidente qui privilégie un état omnipotent, qui infantilise les citoyens?

Voulons nous un président qui voit surtout dans l'Etat une machine sécuritaire?

Non, nous voulons un président qui nous respecte!


Voulons-nous une présidente versatile?

Voulons-nous un président capable de toutes les outrances?

Voulons nous un(e) président(e) qui exacerbe les peurs, peur de l'autre, peur de l'avenir?

Non, nous voulons un président qui nous rassure!


Voulons-nous un(e) président(e) pour un camp contre l'autre?

Non, nous voulons un président qui nous rassemble!


Télécharger la profession de foi de François Bayrou

Dimanche 15 avril 2007

La campagne touche à son terme. Dans une semaine, nous saurons qui seront les deux finalistes. Et on aura alors une bonne indication sur le résultat final de l'élection.

En effet, autant le premier tour semble ouvert, autant les études d'opinion concernant le second tour sont tranchées.

Si d'aventure, renouvelant un scénario déjà vu en 2002, les français choisissaient de qualifier au second tour Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen, le premier serait élu avec plus des trois quarts des voix. Le vote Le Pen est objectivement un vote pour Nicolas Sarkozy.

Il semble par ailleurs qu'en cas de duel Sarkozy/Royal le premier l'emporterait assez largement. Il faut voir d'ailleurs comme l'UMP ménage ces jours-ci Ségolène Royal: ils ont besoin d'elle comme candidate au second tour. Et « compère et commère » de repartir sur la vielle rengaine « droite contre gauche » dans laquelle nous serions inexorablement enfermés.

Mais ce clivage n'a plus de sens. Bien sûr je ne me reconnais pas dans Olivier Besancenot ou Marie-George Buffet. Mais qu'est-ce qui me sépare de sociaux démocrates, modernes, européens et réformateurs?

Après un certain nombre de ralliements en provenance de l'UMP, les appels de Michel Rocard et de Bernard Kouchner valident la démarche de François Bayrou: Oui, il est possible de trouver une vraie majorité de gouvernement, réunissant des personnalités compétentes venues d'horizons différentes, affranchie des idéologies des extrêmes qui pèsent habituellement sur les gouvernements de droites comme de gauche. Une majorité qui avec bon sens et pragmatisme pourra s'attaquer aux grands maux du pays.

Et de fait, selon les études, François Bayrou est le seul qui puisse battre Nicolas Sarkozy au second tour. A une semaine du premier tour, il n'y a pas à tergiverser, le seul vote utile, c'est le vote Bayrou!


 
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