Quelques petites choses  que je voulais vous dire...

Le Blog d'Yves Du Buit

 
Samedi 25 mars 2006
Après des années d'attente et 11 mois de travaux, le presbytère de Plouzané, entièrement rénové, a été inauguré ce matin. Salles oranges, rouges, bleu, violet: la modernité de l'intérieur tranche avec la façade qui elle affiche fièrement ses trois cents printemps.

Il faut dire que le vieux presbytère en avait bien besoin: rongé par la mérule, il devenait dangereux. Et un presbytère aujourd'hui est davantage une "maison paroissiale" que le logement du curé. Les besoins changent: là où l'on avait besoin il y a trente ans de trois ou quatre chambres, d'une grande salle à manger, d'un salon, on a besoin d'aujourd'hui d'un petit appartement et surtout de bureaux et salles de réunions fonctionnels, permettant d'accueillir les différentes activités que l'on peut trouver dans un presbytère, de l'éveil à la foi pour les petits aux activités des personnes âgées, du baptême aux funérailles, de réunions en tout petit comité à l'accueil de groupes beaucoup plus importants.

Le nouveau presbytère devrait répondre à ces exigences avec ses quatre salles de tailles différentes (accessibles par ascenseur pour les salles de l'étage), ses bureaux, un appartement pour le recteur bien isolé au sein de l'ensemble.

C'est en tout cas le premier des grands chantiers du mandat à aboutir. Le premier, mais pas le dernier: dans quelques mois la cuisine centrale sera fonctionnelle, les travaux de la Place du Commerce toucheront bientôt à leur fin, le chantier des logements au bourg est entamé, celui de la médiathèque débutera dans quelques semaines...

par Yves Du Buit publié dans : Vie Locale
Mardi 7 mars 2006

Les Jeunes UDF se mobilisent pour la journée internationale des femmes.
Plus d'infos ici
par Yves Du Buit publié dans : Monde/Société
Dimanche 5 mars 2006

Entre grippe aviaire et chikungunya, la France est malade. Malade non pas à cause des virus que propagent poulets et moustiques, malade du fait de la simple peur qu'ils inspirent. Certaines réactions irrationnelles ont marqué l'actualité récente...

Le cas le plus caricatural est venu d'une auberge de jeunesse parisienne qui voulait annuler la réservation effectuée par un groupe de la Réunion. Peur de la contagion? Le chikungunya ne se transmet pas d'homme à homme. Est-ce alors la peur que des moustiques infectés aient pu faire le voyage? Je conseillerais alors au responsable de cette auberge de jeunesse de regarder le sketch de la chauve-sourie de Bigard: on n'est plus là dans le domaine du principe de précaution, au touche à la paranoïa aiguë. Dans ce cas, il aura fallu que le ministère de la jeunesse tape du poing sur la table pour faire rétablir la réservation.

Autre cas, à mon sens encore plus grave, celui du maire du Groslay (Val d'Oise), qui a interdit de servir de la volaille dans les restaurant scolaires de sa commune. Partant du fait qu'un certain nombre de parents avaient demandé à leurs enfants de ne plus manger de poulet, il a, « au nom du principe de précaution », repris cette mesure à son compte, pour « quelques semaines, en attente de plus d'informations ». A en croire une interview entendue cette semaine, monsieur le Maire craint que l'on mente à propos de la maladie, comme ça a pu être le cas, selon lui, à propos de Tchernobyl. Mais les informations on les a! Au delà de 70°, le virus est détruit. Et s'il refuse de croire la communauté scientifique unanime qui indique qu'une fois la viande ou les oeufs cuits, il n'y a aucun danger, qui croira-t-il?

Le maire de Groslay a-t-il conscience que, ce faisant, il contribue à la psychose, au lieu de chercher à ramener chacun à la raison: il y a eu dans le monde des centaines des millions d'oiseaux infectés par la grippe aviaire. A ce jour, il y a quelques dizaines de cas de contamination d'oiseaux à humain, dans des cas très spécifiques que l'on ne rencontre plus en France depuis longtemps: des poulets vivant dans la maison, au contact immédiat et prolongé des humains, le tout accompagné de mesures d'hygiène élémentaire insuffisante. Il n'y a bien évidemment eu aucun cas de contamination de ce type en Europe occidentale, où les règles d'élevages sont draconiennes. Et puis surtout, on n'a jamais observé le moindre cas de transmission d'homme à homme.

Alors évidemment, la situation nécessite un suivi rigoureux par les services vétérinaires. Mais ceux qui attisent les peurs, les zélateurs du « principe de précaution » mis à toutes les sauces sont aujourd'hui les premiers responsables d'une crise où le risque n'est pas de voir mourir des consommateurs de volaille mais à très brève échéance, de mettre au chômage des dizaines voire des centaines de milliers d'acteurs de la filière avicole.

Et l'on se dit que si les poulets et les moustiques sont malades, les hommes, pris de panique totalement irrationnelle le sont parfois bien plus. Mais rappelez moi donc qui a eu l'idée géniale d'inscrire le principe de précaution dans la constitution...

par Yves Du Buit publié dans : Monde/Société
 
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