Réponse gênée de la candidate « Euh, nous en avons... 1 !»
Et Jean-Jacques Bourdin de lui retorquer que nous en avons 7!
Peut-on reprocher à la candidate de ne pas connaître à l'unité près le nombre de sous-marins? Je ne le crois pas. D'ailleurs, sauf erreur de ma part, le chiffre cité par Monsieur Bourdin est tout aussi mauvais que celui de Madame Royal: la France dispose de 4 sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) et de 6 sous-marins nucléaires d'attaque (SNA)...
Mais il y a quand même deux aspects qui me semblent graves dans cette mauvaise réponse.
Premièrement, quand on ne sais pas, mieux vaut parfois l'admettre, plutôt que de tenter sa chance, au hasard. On se serait cru sur le plateau du « Maillon Faible » où souvent les candidats répondent une énormité sans même s'en rendre compte!
Deuxièmement, « 1 » est la seule réponse réellement inacceptable. Dire que la France dispose d'un seul et unique sous-marin nucléaire lanceur d'engin, c'est à dire porteur de la force de dissuasion nucléaire, cela revient à dire que nous disposons d'une dissuasion à temps partiel. Une puissance ennemie qui voudrait lancer une attaque contre la France n'aurait qu'a bien surveiller le goulet de Brest pour savoir si LE sous-marin est en mer, prêt à réagir aux ordres du président, ou à l'Ile-Longue. Pour que la dissuasion ait un sens, il faut qu'elle soit permanente, et cette permanence à la mer nécessite évidement de pouvoir s'appuyer sur plusieurs bâtiments.
Par cette réponse, Madame Royal montre une ignorance préoccupante des concepts de stratégie et de défense qui seraient portant de sa responsabilité directe si elle accédait à l'Elysée. Mais y accédera-t-elle?
Cette semaine, la France a perdu l'une de ces consciences qui éclairent un siècle. L'Abbé Pierre faisait partie de ces chrétiens qui, comme Mère Térésa, comme Jean-Paul II, chacun dans un style particulier, auront profondément marqué le vingtième siècle, faisant partager à leurs contemporains un peu d'espérance et toujours une inébranlable foi en Dieu et en l'Homme.
Partout, dans toutes les circonstances l'Abbé Pierre a cherché à relever les plus pauvres et a interpeller les autres, nous rappelant toujours à nos devoirs envers ce qui n'ont rien, et en particulier envers ceux qui n'ont pas de toit.
Depuis lundi, les hommages se sont multipliés et je n'ai pas grand chose à ajouter qui n'ai déjà été dit et répété. Je me contenterais de reprendre ces quelques lignes de la première lettre de Saint Paul aux Corinthiens, lue au cours de ses funérailles vendredi.
Elles sont un appel à la charité et à l 'amour fraternel, une illustration de ce qui guida la vie de l'Abbé Pierre, et probablement pour chacun d'entre nous une des clés pour réussir sa vie.
« J'aurais beau parler toutes les langues de la Terre et du Ciel,
si je n'ai pas la charité, s'il me manque l'amour,
je ne suis qu'un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante.
J'aurais beau être prophète,
avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu,
et toute la foi jusqu'à transporter les montagnes,
s'il me manque l'amour, je ne suis rien.
J'aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés,
j'aurais beau me faire brûler vif,
s'il me manque l'amour, cela ne me sert à rien. »
Cette semaine, face à la défaillance du MCS Napoly, la réaction fut tout autre. S'appuyant sur un droit maritime international plus complet, mais également sur un remorqueur de haute mer, l'Abeille Bourbon, parmi les plus puissants du monde, des hommes particulièrement aguerris et courageux, les secours, sous l'égide du Préfet Maritime de l'Atlantique, ont pu réagir efficacement et rapidement.
Les conditions de l'intervention, dans le gros temps, sur un navire à structure très abîmée, barre bloquée, salle des machines inondée, pont encombré de milliers de conteneurs, étaient très mauvaises. Mais l'expérience de l'équipage du remorqueur, des pilotes d'hélicoptères, des groupes d'experts ont permis d'hélitreuiller à deux reprises les hommes à bord du Napoly, de porter un diagnostic sur l'état du navire et son évolution, de le prendre en remorque et avec d'infinies précautions pour éviter un naufrage, de le ramener prêt des côtes britanniques et de l'échouer sur un haut-fond où il pourra être déchargé de ses conteneurs et de son fuel.
Le travail accompli, en collaboration avec les autorités britanniques a été exemplaire et mérite notre reconnaissance et nos félicitations.
Après son « sacre » de dimanche dernier, Nicolas Sarkozy c'est beaucoup dépensé cette semaine: Mont Saint-Michel, plateau de Saclay, Aveyron: le programme a été riche. Mais si le premier déplacement a été réalisé en tant que candidat à la présidentielle, les deux seconds l'ont été en tant que ministre de l'aménagement du territoire.
Je ne nie pas au ministre d'état, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire le droit de faire des déplacements à ce titre. Mais, à Saclay, évoquer la progression des dépenses pour la recherche pendant les cinq prochaines années ne relève en rien des compétences d'un ministre appartenant à un gouvernement qui présentera sa démission, au plus tard, le 7 mai, au lendemain du second tour.
De même, le lendemain, à Millau, l'intervention du ministre devant les « forces vives » du département à la «Maison du peuple » pour parler des perspectives du développement des territoires ruraux relève à l'évidence du mélange des genres.
Il est temps, il plus que temps pour la transparence de la démocratie et du financement de la campagne électorale, que Nicolas Sarkozy choisisse une casquette et abandonne l'autre. A raison de trois déplacements par semaines, il reste au ministre deux jours ouvrables pour s'occuper de la Place Beauveau. Ce n'est pas suffisant.
Si du coté de Nicolas Sarkozy, on peine à savoir quand il est ministre et quand il est candidat, pour ce qui est de Ségolène Royale, on peine simplement à savoir quand elle est candidate. Les Français commencent à se lasser de « l'ordre juste », de « l'excellence environnementale » du « respect pour tous », de la France « tirée vers le haut », autant de formules qui pourraient constituer des têtes de chapitres originales. Mais aujourd'hui, elles constituent à elles seules l'intégralité du discours de la candidate, et cela commence à sonner creux.
Alors pour essayer d'étoffer son projet madame Royale compte sur « l'intelligence collective ». L'intelligence collective, c'est quoi? Très simple, vous prenez un certain nombre d'individus, vous leur faites dire ce qu'ils ont sur le coeur, et la synthèse de tout cela doit permettre de faire émerger un diagnostic et des propositions.
Prenez par exemple MM. Hollande, Strauss-Khan, Dray et Montebourg, quatre personnalités plutôt brillantes du PS, à l'intelligence individuelle incontestable. Laissez les s'exprimer librement sur la fiscalité, les riches, eux-même. Il en résulte... une cacophonie. A croire que les intelligences individuelles peuvent se neutraliser les unes les autres et que « l'intelligence collective » n'est pas la somme des intelligences individuelles.
Étendons maintenant la méthode à 60 millions de Français, et l'on comprendra pourquoi le « livre-programme participatif» de Ségolène Royal annoncé depuis le printemps 2006 n'est toujours pas sorti!
Heureusement tous les candidats ne souffrent pas de ces difficultés. Pendant ce temps, François Bayrou, totalement candidat, sillonne la pays pour écouter les Français et leur présenter un projet complet et cohérent. Les Français, de plus en plus l'entendent...
Yves Pagès l'a rappelé: 2007 sera une nouvelle fois une année pleine de projets à Plouzané. L'urbanisation se poursuivra de manière a pouvoir faire face à la forte demande d'installation. Cette urbanisation se voudra variée pour ne laisser personne sur le bord du chemin, et après le programme d'une quinzaine de logements sociaux au bourg, en cours de travaux, de nouveaux projets de logements conventionnés qui vont voir le jour à la Trinité.
2007 sera également une année qui verra le patrimoine municipal s'enrichir. Après la rénovation du presbytère et la création de la cuisine centrale des écoles en 2006, la nouvelle année verra l'inauguration dans quelques semaines de l'espace médiathèque. La mairie connaîtra également un bon lifting couplé à une extension et à un réaménagement partiel. Sur le terrain de foot du bourg, le vieux vestiaire insalubre sera dans les prochains mois remplacé par un vestiaire flambant neuf.
Enfin, 2007 sera également une année de mémoire: le 25 mars nous fêterons les 50 ans du Traité Rome et à cette occasion nous marquerons notre attachement à la construction européenne. D'ici là, la plantation d'un arbre marquera déjà les cinq ans de détentions d'Ingrid Bettancourt, otage des FARC en Colombie.
Enfin, 2007 sera également une importante année électorale et Yves Pagès a rappelé que la démocratie vit de l'implication de tous les citoyens et a appelé chacun à exercer, lors des différents scrutins, son devoir civique.
Enfin, Yves Pagès a souhaité à chacun bonheur et santé pour cette nouvelle année. Je renouvelle donc ici, en les faisant miens, ces voeux pour chacun d'entre vous.


