Quelques petites choses  que je voulais vous dire...

Le Blog d'Yves Du Buit

 
Dimanche 29 janvier 2006
L'UDF, au cours du congrès de ce week-end, a renouvelé son soutien à son président, François BAYROU, dans sa volonté de créer un centre fort et indépendant en France. C'est un moment important dans la vie politique nationale.

OUI, l'UDF existe. Elle n'est le vassal ni de l'UMP, ni du PS. Et au jour le jour, sujet par sujet, elle prendra position sans chercher à se positionner par rapport aux Fabius, Hollande, Sarkozy ou Villepin, mais uniquement en considérant l'intérêt général.

OUI, l'UDF restera fidèle à ses valeurs humanistes et européennes, valeurs qui ont fondé notre mouvement et qui, depuis si longtemps, ont structuré un courant majeur de la vie politique française.

OUI l'UDF travaille et met sur pied un projet qui incarnera une nouvelle voie pour la France. Un projet à même de réconcilier les Français avec l'action publique et la politique; un projet qui renforce la démocratie et libère les énergies, un projet qui replace l'Homme au coeur de l'action publique et redonne à la construction européenne l'ambition que la France se doit de porter pour elle.

Maintenant que la clarification nécessaire a eu lieu, au travail tout le monde...




Dimanche 15 janvier 2006

Le Clémenceau a repris sa route vers l'Inde. Greenpeace s'y oppose violemment n'hésitant pas à procéder, comme d'habitude, à des actes d'abordages manifestement illégaux. certains « bien pensants » trouvent scandaleux que l'on envoie l'ancien fleuron de la Marine se faire démolir en Inde. Pourtant, le débat est peut être plus complexe qu'il n'y paraît...

Il faut se souvenir que la plus grande partie du désamiantage du Clémenceau a déjà eu lieu en France. La question maintenant est de savoir combien d'amiante reste à bord. Et là, les chiffres évoqués par les uns et les autres divergent largement: de quelques tonnes à plusieurs centaines de tonnes. Et, si j'ai bien compris le problème, l'amiante qui est toujours à bord n'est pas facilement accessible et devra donc être enlevée au fur et à mesure de la démolition.

Faut-il que la Marine consacre son budget a faire démolir, à des coûts prohibitifs, en France le Clémenceau? N'a t'on pas mieux à faire de nos budgets de défense? Il ne faut pas oublier que l'Inde est techniquement capable du pire, mais également du meilleur. Elle serait, sans aucun doute, à même de mettre en place des chantiers de démolition conforme aux prescriptions françaises. Et peut être, tient on là un gisement de technologies qui pourraient être transférés vers le sud pour le plus grand bénéfice de tous. Alors, faire démolir le Clémenceau en Inde? Oui, si l'on exige la plus grande rigueur et la plus grande transparence quant aux conditions de la démolition du Clémenceau par les chantiers indiens. Oui si le chantier peut faire l'objet d'inspection par la presse, par des experts et par des parlementaires français.


par Yves Du Buit publié dans : Monde/Société
Dimanche 15 janvier 2006

Des accidents de la route, des morts d'enfants, nos journaux, malheureusement en sont pleins. Cette semaine encore, l'actualité nous a mis faces à différents drames. D'une part, l'un des deux jeunes qui étaient à bord de l'ambulance qui a renversé et tué une petite fille il y a quelques semaines à Thionville est remis en liberté, d'autre part, sur le rallye Dakar, deux enfants trouvent la mort renversés par des véhicules de la course.


Le premier cas nous ramène à ce tragique fait divers du 17 décembre dernier. A Thionville, deux jeunes volent une ambulance et dans leur fuite au volant du véhicule qu'ils ne maîtrisent pas, renversent un groupe d'enfants. L'une des jeunes filles percutée, âgée de 11 ans décède. Les deux jeunes délinquants sont rapidement arrêtés. Le chauffeur en Belgique, le passager en France. Et c'est ce dernier qui a été remis en liberté la semaine dernière. Lui même n'étant « que » passager n'était pas directement responsable de la mort de la fillette et il n' était en détention provisoire que pour le seul chef de « non assistance à personne en danger » puisque suite au choc, comme son camarade, il s'était enfui sans chercher à venir en aide aux victimes.

Aussitôt, on s'indigne et on crie au scandale.

La même semaine, deux gamins d'Afrique sont renversés et tués par les véhicules du Dakar. Mais la course continue. Presque comme si de rien n'était... Et, a priori, ces accidents ne donneront pas lieu à des poursuites. L'organisation du Dakar saura sans doute se montrer généreuse pour les familles en deuil, et on restera là!

N'y a t'il pas excès, et même une certaine indécence dans un cas comme dans l'autre?


Dans le premier cas, le jeune homme remis en liberté est probablement lui même brisé par les conséquences de sa bêtise. Présente t'il réellement un danger pour la société? Je ne le pense pas. Une détention provisoire prolongée dans ce cas est-elle nécessaire? Je ne le pense pas. Cette personne sera, dans quelques mois, jugé et très probablement condamné. Sa remise en liberté ne vaut pas acquittement. Et elle ne valait sûrement pas une telle polémique
.

D'un autre coté, la désinvolture qui a entouré les morts sur le Rallye Dakar est elle aussi choquante. Probablement ces enfants ont commis des imprudences, mais probablement aussi les véhicules roulaient trop vite sur ces routes bordées de piétons, probablement, après dix jours de course, les pilotes étaient épuisés. Peut on continuer ainsi? Tous les ans, le rallye provoque ce genre d'accidents... Peut on rester indifférents face à ces drames? N'y aurait-il pas un certain nombre de conclusions à en tirer?

La vie d'un enfant a le même prix de part et d'autre de la Méditerranée. Au vu des ces deux exemples, ça ne semble, malheureusement pas évident.

par Yves Du Buit publié dans : Monde/Société
Dimanche 8 janvier 2006

Cet après-midi avait lieu à Trémaïdic la traditionnelle cérémonie des voeux aux Plouzanéens.

Après deux très belles prestations de l'Orchestre Municipal et de la Chorale Iroise, Yves Pagès, maire de Plouzané, et François Cuillandre, président de Brest Métropole Océane ont présenté leurs voeux aux quelques 600 Plouzanéens présents.

Les voeux de la municipalité, exprimés par le Maire, pour Plouzané, se sont articulés autour de trois axes:

_ 2006 sera une année de réalisations: fin de la rénovation du presbytère, cuisine centrale des écoles, médiathèque, lifting complet de la mairie, achèvement de l'aménagement de la place du commerce, constructions de logements locatifs au Bourg, nouveaux lotissements: les dossiers ne manqueront pas en 2006 à Plouzané, qu'ils soient portés par la commune ou par ses partenaires! Et cela sans compter les travaux de gros entretien indispensables pour maintenir en état le patrimoine communal. L'ensemble se fera sans augmentation de la fiscalité.

_ 2006 sera une année de prospective
: après l'adoption du nouveau PLU (Plan Local d'Urbanisme) qui devrait intervenir en juin, la commune va s'engager avec Brest Métropole Océane (BMO) et son agence d'urbanisme, l'ADEUPA, dans une démarche de schéma de référence qui permettra de dégager les perspectives de développement urbain de la commune à l'horizon 2025.

_ 2006 sera une année décisive, puisque la loi donne aux structures intercommunales, BMO en ce qui nous concerne, jusqu'au mois d'août pour définir ce qui constitue « l'intérêt communautaire », c'est à dire fixer la ligne de partage entre les compétences municipales et les compétences communautaires. Yves Pagès a insisté sur le fait que de nombreuses compétences avaient déjà été transférées et que le point d'équilibre entre les deux structures était déjà atteint, sinon dépassé. Il a souhaité que d'éventuelles nouvelles compétences communautaires ne concernent pas les domaines actuellement gérés par les communes (bibliothèques, écoles de musique...), mais se limitent, le cas échéant, à de nouveaux grands équipement d'agglomération.


L'après-midi s'est poursuivi avec un spectacle d'imitations et s'est terminé autour du verre de l'amitié.

par Yves Du Buit publié dans : Vie Locale
Dimanche 8 janvier 2006

Il y a 10 ans, mourrait François Mitterrand. En ce moment, les commémoration battent leur plein, et l'on constate que pour beaucoup, il restera une des figures marquantes de la fin du vingtième siècle. Je ne suis pas sûr de partager cet avis...

Quand, en ce jour de janvier 1996 j'ai appris la mort de François Mitterrand, j'en ai été très ému. Comme tous les jeunes de mon age, ceux que l'on a appelé la « génération Mitterrand », je n'avais pour ainsi dire, connu que lui à l'Elysée. Et naturellement, il était devenu pour nous tous une figure familière, l'image d'un grand père lointain, mais qui s'exprimait avec cette maîtrise, cette retenue, qui donnait du poids, de la solennité, et même une apparente sagesse à ses propos quand bien même on ne les partageait pas.

Pourtant, je reste convaincu que François Mitterrand ne fut pas un grand président. Certes sa contribution européenne a été globalement positive. Sur certaines questions de société, un certain nombre d'avancées peuvent être portées à son crédit (sur la peine de mort en particulier, cf. article précédent). Il n'en reste pas moins que ses septennats furent catastrophique sur le plan économique, social, culturel, politique et moral.

Économiquement, il restera le président des nationalisations, des impôts toujours plus lourd et du déficit public récemment mis en lumière par le rapport Pébereau. Socialement, ses mandats ont coïncidé avec l'inexorable montée du chômage, face à laquelle aucune réponse satisfaisante n'a été proposée par les gouvernements de gauche. Pour ce qui est de la Culture, si on peut saluer quelques belles initiatives comme le « Grand Louvre », les années « Jack Lang » ont aussi été les années au cours desquelles tout ce qui faisait la culture classique a été relativisé, et poussé au placard par une démagogie sans borne.

Mais le gros du passif de Mitterrand se retrouve aux chapitres politique et moral. Comment oublier, qu'après avoir collaboré avec le parti communiste, qui en 81 était ouvertement révolutionnaire, marxiste léniniste et inféodé à une puissance étrangère, après lui avoir ouvert les portes du gouvernements, il a instrumentalisé le Front National, l'a diabolisé et à tout fait pour le faire monter en puissance? C'est finalement Jospin, vingt ans plus tard, qui s'en est mordu les doigts...

Mais surtout, les années Mitterrand resteront marquées par le copinage, les affaires, l'utilisation des moyens de l'état à des fins personnelles. Si la politique est aujourd'hui aussi discréditée, Mitterrand en est, pour une très large part, responsable.

Culture du chômage, discrédit de l'action publique et finalement, effacement d'un grand nombre de repères: si la France en est là où elle est, elle le doit en grande partie à François Mitterrand. Malheureusement son successeur, entre affaires (lui aussi), politiques de la girouette et de l'incantation, n'aura pas fait beaucoup mieux...

 
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