Vous avez été très nombreux, depuis deux semaines maintenant, à nous apporter votre soutien pour les élections municipales, et plus nombreux encore à venir consulter ce blog.
Yvonne Thomas et moi-même avons été très sensibles à la solidarité que nous ont témoigné nos collègues adjoints et conseillers municipaux suite au retrait de nos délégations la semaine dernière.
Mais je veux aussi vous remercier pour tous ces messages d'encouragement que vous nous avez envoyés, par mail, par téléphone, ou simplement, en nous croisant à
Plouzané. Ils nous sont précieux.
Le travail d'élaboration de la liste et des propositions que nos vous soumettrons dans quelques semaines entre maintenant dans une nouvelle phase, plus discrète, mais non moins intense. Et plus que jamais votre soutien nous encourage et nous porte!
Hier, Yves Pagès a signé un arrêté nous retirant nos délégations à Yvonne Thomas et à moi-même. C'est son droit le plus strict.
L'arrêté a été signé à la mi-journée. Le site de Ouest-France, suite à un communiqué de presse d'Yves Pagès, annonçait cette information dès 14h32! Et c'est un journaliste qui nous a appris, à Yvonne Thomas et à moi-même que nous n'avions plus de délégation alors même que la décision n'est pas encore exécutoire.
Il y a là un problème de méthode. Et ce problème, probablement n'est pas étranger à notre candidature.
La presse locale annonce ce matin ma candidature aux élections municipales à Plouzané. Quelques explications s'imposent à propose de cette information qui peut-être vous a surpris.
Le mandat municipal est avant tout un travail d'équipe. Pendant six ans, le maire n'est pas là pour tout faire tout seul, mais pour animer et coordonner le travail d'une équipe, pour veiller à ce
que chacun puisse y trouver toute sa place et que l'intérêt général soit toujours pris en compte.
J'ai donc été très heureux et très honoré que les adjoints et conseillers municipaux avec qui j'ai travaillé depuis 2001, me demandent de conduire la liste de la majorité municipale lors des élections de mars prochain.
Au cours du mandat qui s'achève, j'ai eu l'occasion de travailler sur des dossiers très différents et souvent cruciaux: urbanisme, finances, CMJ, internet, etc... Ils m'ont permis d'acquérir une vision globale des dossiers de la commune, commune que je connais très bien pour y vivre depuis mon plus jeune age.

Chaque mandat du conseil municipal jeune (CMJ) est marqué par un voyage destiné à permettre aux jeunes conseillers de découvrir les institutions nationales, européennes ou locales.
C'est dans ce cadre que nous étions il y a quelques jours à Paris avec 27 jeunes conseillers. Au delà d'une visite inopinée du Panthéon (cf. le billet précédent), l'objectif premier du voyage était de découvrir le parlement en visitant ses deux chambres: l'Assemblée Nationale et le Sénat.
C'est par la chambre Haute que commençait le programme. Lundi après-midi, les sénateurs ne siégeant pas, il était possible de découvrir tous les trésors du Palais du Luxembourg., mais également le processus d'élaboration d'une loi.
Le lendemain matin, alors que les députés siégeaient, nous avons pu assister à quelques dizaines de minutes de session. Et s'il n'est pas évident pour tout le monde de se passionner pour le budget de la mission "Relations avec les collectivités locales", ce passage dans les tribunes de l'Assemblée a permis de comprendre comment se passent les débats parlementaires, quels sont les intervenants, le protocole, etc... Les jeunes ont reconnu Michèle Alliot-Marie qui défendait ce budget qui relève de son ministère.
Au final, se furent donc deux jours intenses mais riches qui nous ont permis de rentrer au coeur des institutions de la République, deux jours qui, sûrement, auront contribuer à l'éducation citoyenne de nos jeunes conseillers.
J'entrais dans ce temple des grands hommes un peu sceptique, content surtout d'y trouver un abri. Et je dois dire que , dans le dépouillement et la sobriété de cet imposant monument, on se laisse impressionner par la force de l'histoire.
Etonnant pendule de Foucault, qui inlassablement prouve la rotation terrestre. Mais surtout, émouvante crypte. La gallerie de ses illustres occupants ne peut qu'impressionner. Parfois, j'ai souri des "panthéonisations", caprices de prince qui au gré des circonstances et pour des motifs souvent politiques, souhaitent honorer tel ou tel.
Pourtant, lorsque l'on considère tous ceux qui hantent cette crypte, de Rousseau à Hugo ou Dumas, de Lagrange et Monge aux Curie, de Shoelcher à Monnet , de Condorcet à Braille, de l'évocation des soldats napoléonien à celle, plus récente, des Justes de France, c'est une certaine idée de la Fance qui repose là.
Tous, ils ont lutté pour la liberté, pour la connaissance et le progrès, pour la dignité de l'homme, pour la paix.
Cette visite n'était pas prévue. Mais je suis heureux de l'avoir faite. Elle permet de remettre en perspective la grande histoire de notre pays. Et c'est finalement, au bout du dédale des salles qui composent cette crypte, un beau portait de la France dans toutes les dimensions de son génie, dans toutes ses contradictions aussi, qui se dessine.
Et l'on souscrit alors à la devise inscrite au fronton de l'édifice:


