Dans le débat sur l'adoption de la Constitution Européenne, chacun est appelé à se forger sa propre opinion. Cela n'empêche pas de se référer à un certains nombres de personnes et d'organisations de référence. Petit état des lieux des OUI, et des NON...
L'EGLISE: j'ai entendu dire certain (Ph de Villiers pour ne pas le nommer), que puisque le Cardinal Ratzinguer avait regretté l'absence des "racines chrétiennes" de l'Europe dans le préambule de la Constitution, et qu'il s'était également prononcé contre l'entrée de la Turquie, Benoît XVI était contre l'adoption de ce texte. Je pense que nous sommes nombreux à partager ces deux prises de positions. Mais cela ne nous empêchera pas de voter OUI: faire mention des racines chrétiennes dans le préambule, c'était reconnaître l'Histoire, ne pas le faire figurer ne revient pas à la nier! Quant à la Turquie, on est complètement hors sujet, et construire une Europe plus politique, plus intégrée, plus forte, est sûrement le meilleur moyen pour inciter la Turquie elle même à se demander si c'est bien cela qu'elle souhaite!
Par contre, et sans extrapoler, on peut affirmer que le Conseil des Eglises Chrétiennes de France (regroupant Catholiques, Protestants et Orthodoxes), s'est prononcé en faveur du texte, tout comme la Commission des Episcopats de la Communauté Européenne (COMECE, www.comece.org ). On peut donc dire : plutôt OUI !
LES SYNDICATS EUROPEENS : 76 organisations, regroupés au sein de la Conférence Européenne des Syndicats (www.etuc.org) ont appelé à approuver ce traité. En effet, dans de nombreux pays, la Charte des Droits fondamentaux (partie II du texte), viendra renforcer des droits sociaux bien moins étendu qu’en France. Pour les syndicats européens, c’est OUI !
Il n’y a guère que notre CGT nationale, et sa sœur, FO, tenues par les nostalgiques de Staline ou de Trotsky qui préconise le NON !
Les organisations agricoles : FNSEA, JEUNES AGRICULTEURS… les positions sont claires : c’est OUI ! Sans l’Europe, il y longtemps qu’il n’y aurait plus un agriculteur en France. La Politique Agricole Commune (PAC) les a sauvé. En Europe, la PAC a de nombreux adversaires, et la France est bien celle qui la défend le plus ardemment. Le gouvernement a réussi à obtenir une nouvelle pérennisation du dispositif, qui figure d’ailleurs dans la partie III de la constitution. Si demain la France fait capoter le traiter, la PAC, et donc les agriculteurs en seront les premières victimes.
Alors, quel poids donner à José Bové, et sa Confédération Paysanne, éternels défenseurs d’un modèle agricole tout droit sorti du XIXeme siècle, non économiquement viable, incompatible des exigences sanitaires et de traçabilité actuelles, quand il appelle à voter NON ? Passons
LES PARTIS POLITIQUES : d’un coté, pour le OUI le PS, l’UDF, les Verts, l’UMP, les radicaux ; Giscard d’Estaing, Delors, Veil, Badinter, Barre, Jospin, Bayrou, Rocard, Sarkozy, Cohn-Bendit…
De l’autre, pour le NON, LO, le FN, la LCR, le MNR, le PCF, le RPF, le MRC, le MPF, et autres officines confidentielles. Laguiller, Le Pen, Besancenot, Megret, Pasqua, Chevenement, Boutin, Buffet, de Villiers, Emmanuelli…
Moi, c’est clair, c’est OUI ! Et VOUS ?




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