Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /2009 17:32
Un collègue me racontais hier sa surprise en visitant un village de quelques centaines d'âmes, de voir, sur le monument aux morts, que cette commune avait perdu une soixantaine de ses enfants lors de la première guerre mondiale.

Oui, c'est beaucoup, répondis-je, d'ailleurs à Plouzané, qui devait avoir environ 2400 habitants à l'époque, je ne suis pas sûr qu'il y en ait autant . Combien? Quarante, soixante, davantage? Si je connais bien le monument aux morts de Plouzané devant lequel je passe chaque semaine, devant lequel je participe aux cérémonies commémoratives plusieurs fois par an, je dois avouer que jusqu'à ce matin, je n'avais jamais compté, considérant globalement la longue liste des victimes de ce conflit.

Alors ce matin, j'ai compté. Dix colonnes, et dans chaque colonne, une dizaine de noms... 98 noms, pour être précis.

On doit pouvoir considérer que pour une population de 2400 habitants, il devait y avoir au début du XXème siècle, chaque année, de l'ordre de 40 jeunes atteignant l'âge de vingt ans, dont une vingtaine de jeunes hommes.

C'est donc en quatre ans, l'équivalent de cinq classes de jeunes hommes qui sont tombés sur les champs de batailles. Chiffre éloquent. Que je ne suis plus prêt d'oublier...
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Dimanche 8 novembre 2009 7 08 /11 /2009 18:53
Il y a vingt ans...

Il y a vingt ans, j'avais treize ans, j'étais un enfant.

Il y a vingt ans, mon père venait de mourir. Le premier chapitre de ma vie, une enfance heureuse et insouciante, s'était brutalement refermé.

Il y a vingt ans, le mur de Berlin tombait. Des familles divisées se retrouvaient. Des millions d'Allemands, emprisonnés dans leur propre pays, goûtaient à la liberté. L'allégresse déferlait sur Berlin, et l'émotion étreignait le monde. Rostropovitch jouait devant un mur ouvert. Un peuple en marche avait eu raison d'un régime qui semblait immuable. Le bloc soviétique s'effondrait jour après jour. La liberté prenait le pas sur l'oppression et le monde attendait des lendemains meilleurs.

Il y a vingt ans, j'étais sûr de vivre un tournant de l'histoire, un moment unique et plein d'espoir que mon père aurait aimé voir.

Il y a vingt ans, je me disais que plus rien ne serait plus comme avant...

C'était il y a vingt ans... C'était au siècle dernier...

Et les années ont passé. La vie a continué avec ses bons et ses mauvais moments. Le monde a continué à tourner dans les crises et les soubressauts. Des désillusions ont succédé aux espoirs et des espoirs aux désillusions.

Le vingtième siècle est mort et avec lui l'illusion du grand soir. Les grandes idéologies qui l'ont marqué ont toutes échouées, souvent dans le sang et les larmes. Faire mieux au vingt-et-unième siècle,  garder l'ambition de contribuer à un monde meilleur, sans sombrer dans l'individualisme et le scepticisme, voilà un défi passionnant pour les années à venir.
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Dimanche 4 octobre 2009 7 04 /10 /2009 15:53
La lecture des comptes-rendus du conseil municipal de lundi dernier, 28 septembre, dans la presse peut laisser à penser que cette réunion fut lisse et sans échanges. Pourtant, rarement séance n’avait été aussi longue (fin des débats vers 23h30) et riche en discussions, parfois animées.


Chantiers, tramway et circulation

Il y eu tout d’abord le compte-rendu d’activité annuel de BMO. Yves Du Buit a saisi cette occasion pour interpeler le maire au sujet des difficultés de circulation entre Brest et Plouzané occasionnées par les travaux du tramway. Cette situation, appelée à durer près de trois ans avec des itinéraires et des durées de déplacements sans cesse modifiés, pénalise lourdement les Plouzanéens qui doivent se rendre à Brest quotidiennement.

Ces travaux sont d’autant plus gênant qu’ils concernent en même temps, les principaux axes reliant le centre-ville à l’Ouest de l’agglomération. Ils contribuent à enclaver encore plus Plouzané et le Technopole, naturellement excentrés loin des grands axes de circulation. On peut donc s’interroger sur le phasage retenu pour ces chantiers.

Mais au delà même de la période actuelle de travaux, le tramway desservira le centre-ville mais compliquera sa traversée en voiture. L’aménagement d’une voie de contournement de la ville est donc indispensable en complément du tramway pour pouvoir rallier dans des délais raisonnables l’Est de Brest, les zones d’activités, l’aéroport et les grands axes routiers. C’est l’attractivité même de notre commune et du Technopole qui sont en jeu. Et sur ce chapitre, on ne voit pour le moment pas venir grand chose.


Lotissement de Lannilis

Il y eut ensuite la question de l’aménagement de la dernière tranche du lotissement de Lannilis (au bourg, en contre-bas de la rue du Cloitre). Le projet de la municipalité, sous couvert d’éco-quartrier, prévoit surtout une densification très forte dans ce quartier situé en bordure de zone humide. Construire durable est une nécessité. Mais il faut aussi savoir varier la densité des logements en fonction de leur situation dans la commune. On peut imaginer des aménagements denses à proximité de l’axe central de la commune (notamment dans la future zone de Kerarmerrien ) et plus aérés en limite des zones vertes (et qui plus est humides dans le cas présent) qui n’ont pas vocation a être urbanisées. Notre groupe s’est donc démarqué de la majorité municipale sur ce sujet.


Initiation au Breton dans les écoles

Il y eut aussi le renouvellement de la convention avec le Conseil Général pour l’initiation au Breton dans les écoles. La charge de cette initiation, anciennement entièrement supportée par le Conseil Général, est depuis quelques années partagée avec la commune. La convention, au bout de trois ans, était donc soumise à renouvellement. Et à lire la dernière phrase de la délibération, la commune semblait faire une bonne affaire : le coût de la prestation passait d’environ 8000€ à un peu plus de 6500€. Sauf que... Cette bonne nouvelle en cache en fait deux mauvaises ! D’une part, le coût de l’heure d’initiation, facturée par le prestataire retenu par le Conseil Général, a augmenté de plus de 20% en trois ans (non, ce n’est pas EDF le prestataire...) , mais d’autre part, le nombre de classes concerné est passé de 12 à 8 suite à la fermeture de l’école de Castel-Nevez, ce qui permet, globalement, une économie au goût amer... Et, si nous avons tout de même voté cette convention car nous sommes attachés à cette initiation, ces faits méritaient d’être soulignés...


Soutien aux producteurs laitiers

Il y eut enfin deux vœux, présentés par la majorité municipale et que, comme d’habitude, nous découvrions en séance. Le premier relatif à la Poste fait un amalgame entre privatisation et changement de statut et oublie au passage, que les fermetures de bureaux de poste en zone rurale sont une constante depuis des années, quelque soit la couleur du gouvernement.

Le second vœu se voulait un soutien aux producteurs laitiers. Contrairement au précédent, nous l’avons voté malgré des formulations malheureuses et une vision de la crise très éloignée de la présentation qu’on pu en faire les Verts en particulier. Nous aurions préféré un texte qui apporte un soutien à l’ensemble des producteurs laitiers, qui sont tous confrontés à cette crise sans précédent dans cette filière, plutôt que ce vœu qui soutient les uns et met les autres à l’index.


On le constate, ce conseil a été riche de débats sur des sujets très variés. Les prochaines réunions, qui auront à se pencher sur des sujets importants pour l’’avenir de la commune (zone de Kerarmerrien, avenir des différents bâtiments communaux, finances et fiscalité locale...) pourraient l’être également.


 

Retrouvez aussi cet aticle sur www.generations-plouzane.fr

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Dimanche 13 septembre 2009 7 13 /09 /2009 20:54

C'est sous les chênes que l'assemblée se réunit. Croix et bannière arrivent en procession. La musique emplit l'espace. Le chemin creux devient pour quelques heures église parée de verdure et baignée de soleil.


Un peu en retrait, dans la vieille chapelle, les ex-voto témoignent de la foi des pèlerins au cours des siècle et les cierges allumés devant la grande statue de Notre Dame attestent de la ferveur des visiteurs d'aujourd'hui et prolongent leur prière.


Sur la prairie, la journée se poursuit en famille ou entre amis, autour d'un verre, d'un bon repas et tout au long d'une après-midi de jeux et de fête.


En contrebas, la maison vide rappelle l'absence de Suzanne, personnalité singulière, indissociable de Bodonou, qui depuis des lustres veillait sur les lieux et s'est éteinte l'hiver dernier.


En ce beau dimanche encore estival, quelques heures à Bodonou, c'est un moment de détente et de convivialité. Mais c'est aussi, pour chacun, originaire du secteur ou venu d'horizons plus lointains, croyant ou pas, une bonne occasion de se réapproprier un peu de cette culture qui nous lie à un territoire et à une histoire.

 


Et pour celles et ceux qui ont raté l'édition 2009?

Les chemins qui mènent à Bodonou et qui permettent de se promener entre croix et lacs, au milieu des genêts et des ajoncs, sont praticables... quand la météo le permet! La chapelle est ouverte tous les dimanches après-midi. Et pour le pardon, rendez-vous en septembre prochain!


Et pour ceux qui ne savent pas où ça se trouve?
Bodonou est situé à Plouzané, le long de la voie communale 6, aux confins de Guilers et Saint-Renan.

 

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Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /2009 21:50
L'Alliance Centriste, ce nom ne vous est peut-être pas encore très familier. J'espère qu'il le deviendra rapidement.

L'Alliance centriste est un parti politique, fondé au début de l'été et présidé par Jean Arthuis, ancien ministre et sénateur de la Mayenne.

Ce nouveau parti n'est pas sorti du néant du jour au lendemain. Il prend la suite de l'association Rassembler les Centristes qui pendant un an s'était développée à travers tout le pays sur la bases d'associations locales.

Dans le Finistère, c'est au début de l'année que nous avons créé Rassembler les centristes en Finistère. Présidée par Michel Canevet, l'association a rapidement rassemblé des centristes, anciens UDF comme moi ou nouveaux venus, sans étiquette ou issus des différents partis qui se réclament du centre et qui pourtant s'en éloignent de plus en plus...

Tous, nous nous sentions orphelins, ne retrouvant plus nulle part les positions et les valeurs que nous souhaitions défendre.

Pourtant, entre le Modem de plus en plus marqué à gauche et le Nouveau Centre proche  de l'UMP, le centre a une vraie place à occuper. C'est cette voie que nous avons choisie. Car dans un monde en crise, plus que jamais il est nécessaire de proposer une alternative entre le "tout état" brandi à gauche et le "tout dérèglementé" brandi à droite. Plus que jamais, il faut proposer un autre modèle de société mettant l'Homme, libre, solidaire et responsable, au coeur du système.

L'objectif n'est pas de créer un parti de plus mais de permettre le rassemblement de la famille centriste dispersée. Cette exigence, l'Alliance Centriste l'a inscrite dans ses statuts et elle en fera une de ses priorités dans les mois à venir. Car c'est rassemblés que nous pourrons peser dans les débats nationaux comme locaux.

L'Alliance Centriste dans le Finistère compte déjà plusieurs dizaines de militants et organise sa réflexion autour des questions d'intérêt régional ou national.

L'enjeu est immense, mais passionnant. Rejoignez nous!


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